mardi 17 janvier 2012

Mosson : quelle capacité ?


Le stade de la Mosson, où évolue le Montpellier Hérault Sport Club en Ligue 1 de football, va être rénové. Ce n’est pas un scoop, cela a été annoncé avant les vacances de Noël. Et c’est, à mon avis, une erreur, plus liée à des considérations politiques que sportives. J’y reviendrai un peu plus tard, d’ici la fin de la semaine. Car avant de s’interroger sur l’intérêt ou non d’une rénovation ou de la construction d’un nouveau stade, il faut savoir de quoi l’on parle. Et déjà, là, il y a de quoi s’amuser un peu.
C’est étonnant comme un stade peut voir sa capacité varier selon les interlocuteurs. Pourtant, en principe, un stade est un vase clos, avec des sièges, et voilà. Il suffirait donc de compter les sièges pour connaître la capacité. C’est apparemment plus compliqué que cela. Et je vous préviens tout de suite, je ne me propose pas pour compter les sièges un par un dans le stade !

35 500 places
Commençons par les sources officielles. A en croire le site de Montpellier Agglomération, propriétaire du stade, qui doit normalement savoir avec précision de quoi elle est propriétaire, ce sont 35 500 places qui sont disponibles à la Mosson : http://www.montpellier-agglo.com/vivre/sports/equipements-sportifs-et-de-loisirs/stade-de-la-mosson-mondial-98-2060.khtml. La mairie, bien sympathique, confirme : http://www.montpellier.fr/1066-stade-de-la-mosson-mondial-98-.htm#par3170.

33 500 places
Et pourtant, ces derniers jours, un nouveau chiffre est apparu : 33 500.
Forcément, tout le monde reprend sans se poser de question : http://v6.lequipe.fr/Football/Actualites/Renovation-du-stade-d-ici-2016/256424, http://news.maxifoot.fr/info-151659_120116/football.php. Et en ajoutant une jolie bourde au passage pour certains (Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, n’est pas le maire de Montpellier, c’est Hélène Mandroux, qui appréciera…) : http://www.chronofoot.com/ligue-1/montpellier-la-mosson-fait-peau-neuve_art24784.html, http://www.sport.fr/football/ligue-1-montpellier-le-stade-renove-d-ici-2016-247745.shtm.

32 950 places
Voyons maintenant ce qu’en disent les instances sportives, la LFP, organisatrice de la compétition Ligue 1. Et hop, voici venu encore un autre chiffre, qui a le mérite de la précision : 32 950. http://www.lfp.fr/club/montpellier-herault-sc (en cliquant sur « stade »). Ce qui vaut par ailleurs à Montpellier un taux de remplissage d’à peine 49,1 % (http://www.lfp.fr/ligue1/affluences/remplissage) avec une moyenne de 16 174 spectateurs depuis le début de la saison.

32 900 places
Sur son site internet, le club de Montpellier propose un chiffre (32 900) qui ressemble au précédent : http://www.mhscfoot.com/le-club/le-stade. Mais qui n’est toujours pas le bon.

29 500 places
En réalité, il faut prendre en compte le nombre de places qui peuvent réellement être mises à la vente un soir de match de Ligue 1 dans des conditions de sécurité (dictées par la LFP) et de visibilité optimale (car impossible de vendre une place où l’on ne voit pas toute la pelouse). Et là, ce sont 29 500 spectateurs au maximum qui peuvent prendre place à la Mosson. 
Mon affirmation ne suffit pas ? D’accord. Regardons alors les chiffres (source LFP) de deux matchs s’étant disputés à guichets fermés lors de la saison 2009/2010 (cela ne s’est pas reproduit depuis) : 29 312 spectateurs pour Montpellier/PSG, 29 051 spectateurs pour Montpellier/Lyon.
Alors voilà, tout le monde parle du même stade, mais chacun y voit le stade qui l’arrange. Avec un objectif, conscient ou inconscient, d’avoir un argument majeur s’opposant à l’idée de la construction d’une nouvelle enceinte. Edifier un nouveau stade de 35 000 places coûte beaucoup trop cher. Et un stade de 25 000 places ? Beaucoup moins… Or, cette saison, comme la saison dernière, il n’y a qu’un match à avoir attiré plus de 25 000 personnes à la Mosson, Montpellier/Marseille, avec 26 241 spectateurs cette année, 25 119 la saison dernière.

mardi 10 janvier 2012

Free, pas tout compris !


On l'aura compris, la nouvelle offre Free mobile est sans engagement. Et sans téléphone, aussi.
Sauf à l'acheter de façon séparée. Elle est aussi à moitié prix de la concurrence. Et permet d’acquérir le sacro-saint iPhone 4S à 1€ ! Le rêve. Enfin, en apparence, car la réalité est toute autre. L’iPhone coûte plus cher chez Free que chez Apple, à défaut d’être sans engagement l’achat d’un téléphone vous engage pour 24 mois, et surtout, finalement, Free n’est pas deux fois moins cher que la concurrence. Explications.
L’IPHONE PLUS CHER QUE CHEZ APPLE
Puisque l'exemple de l'iPhone a été pris lors de la conférence de presse de ce matin, reprenons-le.
Sur son site internet, Apple vend l'iPhone 4S sans carte sim, donc désimlocké et sans abonnement ni engagement au tarif de 629€ pour le 16Go, 739€ le 32Go, 849€ le 64Go.
Dans le communiqué de presse de Free mobile annonçant la disponibilité du même iPhone pour le 27 janvier, les tarifs sont plus compliqués. Car, en faisant semblant de simplifier, l'offre propose finalement un achat à crédit dudit appareil. L'iPhone 4S 16Go revient à 91€ de plus (720€) que sur le site d'Apple, le 32Go à 101€ de plus (840€) et le 64Go à 133€ de plus (982€).
UNE DUREE D’ENGAGEMENT DE 24 MOIS
Le forfait est sans engagement. C’est la base. Sauf qu’en achetant un téléphone à crédit sur 24 mois minimum (contre 12 annoncés lors de la conférence de presse…) et 36 mois maximum, vous vous engagez, évidemment, à rembourser ledit crédit sur la durée indiquée. En ne couplant pas le téléphone à l’abonnement, Free réussit à créer une durée d’engagement (celle du crédit, pas de l’engagement sur le forfait, on est d’accord) supérieure à celle autorisée pour ses concurrents (limités à 24 mois).
PLUS CHER QUE MOITIE PRIX QUE LA CONCURRENCE
En retournant sur le site comparateur présenté lors de la conférence de presse, et en ajoutant le téléphone à l’abonnement, sur 24 mois, Free n’est plus que 36% moins cher que Sosh (Orange). Ce ne sont pas les 50% annoncés. Effectivement, en changeant les critères de comparaison habituels, il est plus facile de réussir sa démonstration.
QUELLES GARANTIES ET ASSURANCES ?
Enfin, ultime question, sans réponse pour le moment. Si j’achète cet iPhone 4S sur 36 mois, combien de temps est-il garanti ?

jeudi 5 janvier 2012

Ni recrues ni de départs à Montpellier

Durant le mercato, il n'y aura ni recrues ni départs. A Marbella (Espagne), où je me trouve actuellement pour suivre le stage de reprise de Montpellier (L1), l'info s'est confirmée, le MHSC conserve son effectif actuel. Et perd, il est vrai, durant la Coupe d'Afrique des Nations, quatre joueurs. Ainsi, Belhanda et El Kaoutari sont avec le Maroc, Camara avec le Sénégal, Saïhi avec la Tunisie. Place donc aux jeunes du centre de formation (qui représentent plus de la moitié de l'effectif du club).
Mais alors, tous ces noms cités ? Du vent ? Non, de la rumeur, basique, classique, habituelle. Liée, au choix, à des agents qui font monter les enchères, à des joueurs qui aimeraient rejoindre le 2e du championnat, ou à des fantasmes de journalistes (oui, cela arrive aussi)... et parfois, quand même, à des joueurs réellement supervisés. Sauf que supervisé ne veut pas dire visé. Je voulais noter les noms au fur et à mesure pour faire un bilan à la fin du mois de janvier, j'ai oublié. Dommage, cela aurait été drôle, comme à chaque fois.
Dans le même temps, affirmer, comme je le fais, qu'il n'y aura ni recrues ni départs à Montpellier durant ce mercato 2012, c'est aussi prendre des risques. Oui, Louis Nicollin, le président, a dit au staff et aux joueurs que l'effectif resterait tel quel. Oui, Bruno Carotti, le directeur sportif, me l'a confirmé, ici, à Marbella. Tout comme René Girard, l'entraîneur. Cependant, tant qu'un mercato n'est pas fini, affirmer, c'est prendre des risques. Le football est un jeu de mouvement permanent. Sur le terrain, et en coulisses.
Ah oui, je ne voudrais pas apparaître comme un donneur de leçons. Il y a quelques jours à peine, sur mon twitter (dimitrimoulins), j'affirmais quelque chose dans le genre : "Montpellier : une arrivée imminente, un départ très prochainement". Je m'étais donc trompé. Pourtant, le départ, je l'avais entendu dans la bouche même du président Nicollin. Et l'arrivée me semblait acquise de sources que je ne vais pas dévoiler par ici.
J'aurais aussi bien pu me taire, ne rien dire, ce jour-là. Mais voilà, je me suis fait prendre au jeu, moi aussi, forcément. Car le mercato, et ses rumeurs, c'est un jeu. Rarement dangereux. Souvent amusant. Parfois gagnant.
NB. En tout cas, pour loger dans l'hôtel des joueurs montpelliérains, je peux vous assurer qu'aucun agent ne traîne dans les parages comme cela peut être le cas dans certains clubs...