La semaine dernière,
Louis Nicollin, le président du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club), leader
de la Ligue 1 de football, a poussé un coup de gueule. Un gros coup de gueule
comme il en pousse une à deux fois par an depuis la remontée en L1, comme il en
poussait une ou deux fois par mois quand le club était en L2. Car depuis
quelques temps, Loulou s’est calmé.
Ou, du moins, a changé.
Je sais, en soi, là,
comme ça, on ne dirait pas. Pour ceux qui ont loupé un épisode, je vous invite
à aller écouter sur RTL.fr, car je ne vais pas vous scripter l’interview, ce n’est
pas l’objet de ce billet… Entre le « pipes », le « cul »,
le « couilles » et le « crèpes », je reconnais que cela peut paraître difficile
à imaginer. Et pourtant, il y a un vrai changement. Sur les cinq minutes que
dure l’interview, pas une seule fois Louis Nicollin ne se laisse aller à un « tarlouze »,
« tafiole », « tapette » ou « pédé ».
Or, souvenez-vous il y
a quelques temps, Louis Nicollin dérapait à propos de Pedretti, c’était en
novembre 2009. Ces insultes à caractère homophobe faisaient partie du
vocabulaire presque courant du président Montpelliérain. Quelques mois plus
tard, Montpellier était le 5e club de Ligue 1 à signer la Chartecontre l’homophobie du PFG (Paris Foot Gay) et s’engageait aux côtés du PFG (cf
le rapport d’activité du PFG). A noter qu’aujourd’hui, seuls huit clubs de L1
(si mes sources sont bonnes) ont signé cette charte… Un clip (Carton rouge à l’homophobie)
était ensuite tourné avec Loulou en guest-star, puis diffusé au stade de la Mosson.
J’entends déjà ceux
qui diront que je cautionne, que je tolère, que je justifie, que jenesaisquoi…
Non, je ne fais que
relever un changement majeur dans un comportement, dans le vocabulaire utilisé
par Louis Nicollin. Cela méritait, au moins, je pense, d’être signalé.
NB. Je laisse les commentaires de ce billet ouverts, en espérant ne pas avoir à les fermer ou à les modérer...