« Le
football doit rester un jeu ». La phrase n’est pas de René Girard, l’entraîneur
de Montpellier, mais de son homologue stéphanois, Christophe Galtier, lors de
la conférence d’après-match au stade de la Mosson alors que Saint-Etienne
venait d’obtenir le nul face à Montpellier.
Juste avant,
les deux entraîneurs s’étaient retrouvés, une longue accolade, pleine d’amitié
et de respect.
Juste avant
aussi, René Girard s’était exprimé en conférence de presse, toujours en colère
de n’avoir eu que trois jours de récupération après son match de Ligue des
champions de mardi, alors que le PSG a lui droit à une journée supplémentaire.
« On a
joué Arsenal, pas les Pink Floyd Kiev » (à (ré)écouter sur RTL.fr), lance Girard, en référence à l’adversaire
du PSG en Ligue des champions, le Dynamo Kiev, contre lequel Paris l’a emporté
4 à 1.
Personnellement,
je trouve cela plutôt drôle. Mais libre à chacun d’apprécier ou pas, de crier
au scandale, pourquoi pas, de manier l’ironie avec finesse, comme certains l’ont
fait sur twitter aujourd’hui :
Ce qui m’étonne
plus, c’est la violence suscitée. Sur twitter, la parole ne semble pas avoir la
même valeur que dans la vraie vie. Insulter n’est plus interdit, menacer non
plus. Caché (ou pas, d’ailleurs) derrière un pseudo, le twitto se croit tout
permis. Et se lâche. Avec une haine inquiétante.
Et encore,
ce n’est que du football. Sauf que comme souvent, le football est un révélateur
parfait de questions de société. Quel que soit le thème, du plus grave au plus
futile, l’insulte est devenue monnaie courante sur twitter. La menace aussi.
Mais alors, a-t-on tous les droits sur twitter, y compris ceux que l’on n’a pas
dans la vraie vie ? Pas vraiment : « Injures et diffamation surles réseaux sociaux : attention danger ! ». L’avocat Mathieu
Berguig (interrogé par France Culture) n’est pas forcément du même avis…
Alors, quoi ?
Alors, rien. Ah si, quand même. Ma maman m’a appris qu’on insultait pas les
gens. Elle ne m’a pas précisé si c’était valable dans la rue, au travail, à la
maison, ou sur les réseaux sociaux (qui n’existaient pas, à l’époque…).
Bêtement, j’en ai déduit que c’était valable partout.






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