samedi 22 septembre 2012

Quand "Girard rime avec connard"


« Le football doit rester un jeu ». La phrase n’est pas de René Girard, l’entraîneur de Montpellier, mais de son homologue stéphanois, Christophe Galtier, lors de la conférence d’après-match au stade de la Mosson alors que Saint-Etienne venait d’obtenir le nul face à Montpellier.
Juste avant, les deux entraîneurs s’étaient retrouvés, une longue accolade, pleine d’amitié et de respect.
Juste avant aussi, René Girard s’était exprimé en conférence de presse, toujours en colère de n’avoir eu que trois jours de récupération après son match de Ligue des champions de mardi, alors que le PSG a lui droit à une journée supplémentaire.
« On a joué Arsenal, pas les Pink Floyd Kiev » (à (ré)écouter sur RTL.fr), lance Girard, en référence à l’adversaire du PSG en Ligue des champions, le Dynamo Kiev, contre lequel Paris l’a emporté 4 à 1.
Personnellement, je trouve cela plutôt drôle. Mais libre à chacun d’apprécier ou pas, de crier au scandale, pourquoi pas, de manier l’ironie avec finesse, comme certains l’ont fait sur twitter aujourd’hui :
 
 
Ce qui m’étonne plus, c’est la violence suscitée. Sur twitter, la parole ne semble pas avoir la même valeur que dans la vraie vie. Insulter n’est plus interdit, menacer non plus. Caché (ou pas, d’ailleurs) derrière un pseudo, le twitto se croit tout permis. Et se lâche. Avec une haine inquiétante.
 
 
 
Et encore, ce n’est que du football. Sauf que comme souvent, le football est un révélateur parfait de questions de société. Quel que soit le thème, du plus grave au plus futile, l’insulte est devenue monnaie courante sur twitter. La menace aussi. Mais alors, a-t-on tous les droits sur twitter, y compris ceux que l’on n’a pas dans la vraie vie ? Pas vraiment : « Injures et diffamation surles réseaux sociaux : attention danger ! ». L’avocat Mathieu Berguig (interrogé par France Culture) n’est pas forcément du même avis…
Alors, quoi ? Alors, rien. Ah si, quand même. Ma maman m’a appris qu’on insultait pas les gens. Elle ne m’a pas précisé si c’était valable dans la rue, au travail, à la maison, ou sur les réseaux sociaux (qui n’existaient pas, à l’époque…). Bêtement, j’en ai déduit que c’était valable partout.

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