samedi 22 septembre 2012

Quand "Girard rime avec connard"


« Le football doit rester un jeu ». La phrase n’est pas de René Girard, l’entraîneur de Montpellier, mais de son homologue stéphanois, Christophe Galtier, lors de la conférence d’après-match au stade de la Mosson alors que Saint-Etienne venait d’obtenir le nul face à Montpellier.
Juste avant, les deux entraîneurs s’étaient retrouvés, une longue accolade, pleine d’amitié et de respect.
Juste avant aussi, René Girard s’était exprimé en conférence de presse, toujours en colère de n’avoir eu que trois jours de récupération après son match de Ligue des champions de mardi, alors que le PSG a lui droit à une journée supplémentaire.
« On a joué Arsenal, pas les Pink Floyd Kiev » (à (ré)écouter sur RTL.fr), lance Girard, en référence à l’adversaire du PSG en Ligue des champions, le Dynamo Kiev, contre lequel Paris l’a emporté 4 à 1.
Personnellement, je trouve cela plutôt drôle. Mais libre à chacun d’apprécier ou pas, de crier au scandale, pourquoi pas, de manier l’ironie avec finesse, comme certains l’ont fait sur twitter aujourd’hui :
 
 
Ce qui m’étonne plus, c’est la violence suscitée. Sur twitter, la parole ne semble pas avoir la même valeur que dans la vraie vie. Insulter n’est plus interdit, menacer non plus. Caché (ou pas, d’ailleurs) derrière un pseudo, le twitto se croit tout permis. Et se lâche. Avec une haine inquiétante.
 
 
 
Et encore, ce n’est que du football. Sauf que comme souvent, le football est un révélateur parfait de questions de société. Quel que soit le thème, du plus grave au plus futile, l’insulte est devenue monnaie courante sur twitter. La menace aussi. Mais alors, a-t-on tous les droits sur twitter, y compris ceux que l’on n’a pas dans la vraie vie ? Pas vraiment : « Injures et diffamation surles réseaux sociaux : attention danger ! ». L’avocat Mathieu Berguig (interrogé par France Culture) n’est pas forcément du même avis…
Alors, quoi ? Alors, rien. Ah si, quand même. Ma maman m’a appris qu’on insultait pas les gens. Elle ne m’a pas précisé si c’était valable dans la rue, au travail, à la maison, ou sur les réseaux sociaux (qui n’existaient pas, à l’époque…). Bêtement, j’en ai déduit que c’était valable partout.

lundi 20 août 2012

Aigues-Mortes : stigmatisons, il en restera toujours quelque chose.

Depuis quelques jours, la rumeur monte. Elle enfle même. Incontrôlable. Dans le Gard, il y aurait un petit village d'irréductibles fachos planqués derrière leurs remparts à l'abri de toute forme de civilisation : Aigues-Mortes. Un petit village où l'on tire sur les arabes comme sur les lapins.
Or, il se trouve que je suis plutôt bien placé pour en parler. J'habite Aigues-Mortes, j'y vis depuis près de dix ans. Et l'événement déclencheur, je l'ai traité avant tout le monde sur RTL (pour ceux qui veulent réécouter, c'est ici).
Avant toute chose, un petit rappel : ici, vous êtes sur mon blog, et pas sur le site de l'un des médias pour lesquels je travaille, et ce que j'y dis n'engage que moi (ou ceux qui le lise, pour dire les choses avec humour).
Les faits.
Un couple, passablement éméché, passe en voiture devant la supérette Vival où sont réunis, comme chaque soir, quelques jeunes. Le couple dit avoir été entravé dans sa circulation, les jeunes expliquent qu'ils ont cru qu'il s'agissait de touristes perdus qui cherchaient leur chemin. Et il s'en perd beaucoup, des touristes, l'été, à Aigues-Mortes (comme ceux qui viennent chaque jour devant chez moi photographier une statuette de chez Jardiland en croyant que c'est une oeuvre d'art). Une vingtaine de minutes plus tard, le couple revient, profère de nouveau des insultes racistes. Et cette fois, il est armé d'un fusil. L'homme tire sur tout ce qui bouge. La femme change les cartouches. Pour petit gibier, les cartouches. Le patron des chasseurs locaux sait de quoi il parle. Il tire aussi sur une voiture dans laquelle se trouve une fillette de neuf ans. Tout cela dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août 2012. Fort heureusement, il n'y a pas de blessés, ou alors vraiment très légers. Le couple est interpellé, placé en garde à vue.
Le dimanche, en mairie, une réunion est organisée entre le préfet du Gard, le maire d'Aigues-Mortes et les jeunes. En soirée, quand je le contacte, le maire, Cédric Bonato, refuse de s'exprimer. Et par la suite, il ne dira pas un mot sur le sujet. Peut-être ne sait-il pas qu'en gestion de crise, ne pas communiquer, c'est déjà communiquer.
La condamnation.
Le lundi 6 août, en comparution immédiate, l'homme est condamné à quatre ans de prison ferme, et la femme à deux ans, pour violences volontaires avec arme avec préméditation et une série de circonstances aggravantes dont l'origine raciale des victimes. L'homme est également condamné pour conduite en état d'ivresse en récidive. Et son permis de conduire lui est retiré.
Les réactions.
Le lendemain, donc le mardi 7 août, dans Aigues-Mortes, je sonde. Y compris, et surtout, les commerçants connus pour voter si ce n'est à droite de la droite, au moins à droite. Et au café, au bureau de tabac, dans la rue, j'écoute les conversations. Et je n'entends que des personnes qui condamnent le couple. Certains s'étonnent de voir leur photo dans le journal, d'autres répondent que de toutes façons, tout le monde les connaît et qu'ils n'avaient qu'à se tenir tranquilles.
Bien sûr, je ne suis pas dupe, je sais qu'il y aura un comité de soutien ou quelque chose dans le genre. Comme à chaque fois dans ce genre de dossier. Je pense bien sûr à Nissan-lèz-Ensérune et à ses manifestations de soutien, en 2010 (pour ceux qui n'ont pas suivi, très bon résumé sur le site de France 3).
Cela ne semble pas vraiment à l'ordre du jour. Un comité de soutien pour aider les enfants du couple voit le jour. Pourquoi pas. Une pétition sur internet. Sans grande valeur.
La médiatisation.
Annoncée sur RTL dès le dimanche 5 août au soir, traitée à l'antenne pour la matinale du lendemain, parue dans Midi Libre du lundi 6, et objet d'une dépêche AFP dans l'après-midi de ce même lundi, l'affaire est finalement reprise, dix jours plus tard, dans Le Monde ("Le racisme anti-arabes se banalise dans le Gard", jeudi 16 août) et Libération ("C'est pas les arabes qui vont nous...", vendredi 17 août). Et boum, c'est parti.
Je ne ferai aucun commentaire sur le travail des confrères, même si j'aurais quelques petites choses à dire, tout comme sur les reprises ou commentaires via Mediapart ou Rue89... Et je ne dirai rien non plus de "tout un village est encore sous le choc quinze jours après le drame" de RMC qui vient de se réveiller.
Toujours est-il que tout d'un coup, Aigues-Mortes devient la patrie des fachos. Les seuls à être médusés sont les touristes, les habitants, eux, sont tous coupables. L'atmosphère est lourde. Surtout qu'en 1893, les mêmes, évidemment, avaient déjà tirés sur les Italiens (Le massacre des Italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893)...
La stigmatisation.
Et voilà donc que fusent, sur twitter et ailleurs, les commentaires.
Parfois avec humour, heureusement.
Parfois avec quelque contre-vérité.
Parfois aussi complètement à côté de la plaque. Comme lorsque le président de la Licra, qui imagine sans doute que les faits datent de la nuit précédente, s'étonne du non traitement dans les journaux télévisés.
Quand on ne sait pas, on s'abstient me semble-t-il. Une info vieille de dix jours n'avait, à mon avis, pas sa place dans les journaux du soir dix jours plus tard...
D'autres appellent au boycott d'Aigues-Mortes.
Alors, ok, stigmatisons. Il en restera toujours quelque chose. Mais quoi ?
Une exacerbation des haines et des clans, évidemment.
Une récupération politique, obligatoirement.
Et des erreurs d'appréciations. Ce n'est pas parce que Gilbert Collard frôle les 40 % aux dernières législatives à Aigues-Mortes (résultats détaillés) que cela signifie que 40 % de la population est raciste. Le raccourci est simple. Simpliste, même. Et totalement irréaliste.
Passons sur la différence entre "popuplation" et "suffrages exprimés", ou déjà sur la différence entre "inscrits" et "exprimés". Le score de Collard correspondant à 25,26 % des inscrits, ce qui signifie que 74,74 % des inscrits n'ont pas voté pour lui.
Bien sûr, Collard a fait campagne sur les thématiques du Front National, parlant (lors de sa réunion publique à Aigues-Mortes le samedi 26 mai) de "ce monde agressé par le multiculturalisme qui tue", "des gens qui gagnent 750 euros par mois quand des gens se déplacent en 4x4 ou en BMW et les narguent en touchant les allocations", expliquant qu'"il n'y a aucun droit au regroupement familial; le seul droit qui existe est de pouvoir vivre en paix, dignement, honnêtement, chez soi; le seul droit qui existe est de ne pas voir flotter à la Bastille les drapeaux marocain, algérien, palestinien, qui insultent le drapeau français", concluant que "la France ne demande qu'une chose, elle veut que le charbonnier, le boulanger, le boucher, l'instituteur, le policier, soit maître chez lui, la France veut qu'on soit maître chez soi".
Mais c'est être méprisant, et c'est aussi se méprendre, que de conclure que parce que 40 % des suffrages exprimés se sont portés sur Collard et qu'un couple a tiré sur des arabes, tous les Aigues-Mortais doivent être bannis car nécessairement fascistes et racistes. C'est une ineptie. Pour ne pas dire de la connerie.
Et il faut être clair. En stigmatisant, en ghettoïsant, on renferme. Or, ce qui n'est pas valable dans un sens (les cités ghettos) ne l'est pas plus dans l'autre (une cité médiévale ghetto). Les conséquences seront les mêmes, simplement inversées.


jeudi 2 août 2012

Avant, il y avait le café du commerce. Aujourd'hui, il y a Twitter.

Avant, il y avait le café du commerce. Aujourd'hui, il y a Twitter.
Sauf qu'avant, on ne faisait pas de reportages en permanence sur ce qui se disait au café du commerce.
Enfin, parfois, on allait tout de même y tendre le micro pour y réaliser un petit micro-trottoir afin d'y humer l'air du temps d'après match/élection/gagnantduloto/toutcequonveut/rayerlesmentionsinutiles. Mais sans plus.
Aujourd'hui, il y a Twitter. Je sais, j'y suis, et je suis. Et des sites internet pour résumer ce qui se dit sur Twitter. Et d'autres sites pour proposer des reportages (ou du moins des articles, vous me permettrez de douter de la notion de reportage) sur ce qu'il se dit sur Twitter. Et des twittos (c'est comme ça qu'on dit pour ceux qui tweettent ?) pour tweeter à propos de l'article qui parle de Twitter. Et on tourne en rond. Comme le serpent qui se mord la queue (expression un peu ancienne, j'en conviens), ou mon chat qui court après sur le toit de ma voiture (c'était encore le cas ce matin). Surtout, on tourne en rond beaucoup plus vite que pour le café du commerce. Souvent trop vite, d'ailleurs.
Aujourd'hui, il y a donc Twitter. Et la moindre rumeur devient une information. Evidemment retweetée pour qu'elle soit partagée (c'est le principe, d'après ce que j'ai compris). Et surtout reprise par des sites internet, du plus sérieux (y compris par des sites internet de médias classiques) au plus ridicule (tout le monde pouvant devenir dorénavant un fournisseur d'info comme il existe des fournisseurs de tout et de n'importe quoi).
Or, avant, la rumeur lancée depuis le café du commerce avait bien du mal à franchir la porte dudit café, ou du moins du village où se trouve ledit café. A la limite, elle se promenait en famille, dans les cercles d'amis, sous la forme du fameux "je tiens de untel que..." qui faisait comme si on était quelqu'un de particulièrement bien informé. Mais de là à retrouver la rumeur sous forme d'information dans un média classique, il y avait un pas rarement franchi (et pas uniquement à cause du nombre de pastis bus au comptoir).
Alors, je ne donne de leçon à personne, je serais bien mal placé, me laissant régulièrement tenter par le retweet quasi spontané, me laissant emmener, emporter, dans cette course à l'instantanéité, me trompant moi aussi, comme tout le monde, enfin comme tous ceux qui le reconnaissent. Je ne veux pas non plus paraître comme le vieux con qui répète à l'envi que c'était mieux avant. Pas mon genre, pas mon style.
Je m'inquiète simplement de la place étonnante prise par ces pseudo-informations dans nos médias d'aujourd'hui, par l'obligation que j'ai eue à deux reprises en quelques semaines d'envoyer des sms à mes rédactions pour les prévenir que ce qui se disait sur le net était faux (seulement le fameux adage qui dit qu'il vaut mieux prévenir que...).
Avant, quand je sortais du café des commerces, je n'avais pas besoin d'envoyer de sms.
(Pour ceux que cela intéresse, allez donc jeter un coup d'oeil à cet article de JC Guillebaud sur Paul Virilio intitulé "Paul Virilio : la critique de la vitesse". Libre à vous d'aller plus loin ensuite !) 

dimanche 8 juillet 2012

Belhanda confirme qu'il confirme, et ça buzz !

C'est amusant. Comme une info qui est déjà sortie il y a trois jours peut redevenir une info. Alors qu'elle a le même contenu, et qu'il n'y a strictement rien de nouveau. Ah pardon, si quand même.
Jeudi, Younès Belhanda confirmait sur son compte Facebook qu'il restait à Montpellier (MHSC).

Ce dimanche, Younès Belhanda dit la même chose, au mot près, sur son compte Twitter.
Et hop là, tout le monde s'enflamme. A commencer par Midi Libre qui nous révèle que "Belhanda annonce qu'il reste au MHSC".
Et L'Equipe fait de même avec ce titre : "Belhanda ne partira pas".
Alors qu'à ma maison, ouf, on confirme juste qu'il confirme ce qu'il avait déjà confirmé.
Que s'est-il passé ce dimanche pour que cette info qui est strictement la même que trois jours auparavant devienne une info quasi brûlante sur laquelle tout le monde se précipite.
A priori, tout cela, c'est dû à l'AFP. Qui suit très bien les réseaux sociaux, et donc Twitter, et qui a sorti une dépêche ce dimanche, reprise sans réfléchir par tout le monde.
Bon, en attendant, je vous donne rendez-vous d'ici trois jours pour vous confirmer en exclusivité que Younès Belhanda reste à Montpellier cette saison... ;)

mercredi 30 mai 2012

Montpellier : pas les bons maillots !

Plusieurs jours déjà que se promènent sur internet, et en particulier sur Twitter, les futurs maillots du Montpellier Hérault Sport Club pour la saison 2012/2013. Enfin, si l'on en croit la rumeur. Car il y a de quoi avoir de sérieux doutes. Des doutes confirmés par le club.
D'abord, il faut reconnaître que le maillot présenté comme celui utilisé à domicile est plutôt chouette.
Mais, passons au maillot présenté comme le maillot "extérieur". Vous imaginez un sponsor maillot accepter d'être aussi mal positionné et d'apparaître en aussi petit ? Moi non. Pas crédible.
Enfin, le maillot présenté comme le maillot "Europe" est lui totalement inimaginable. Regardez le sponsor. Oui, il s'agit bien de NetBet, ce sponsor reparti aussi vite qu'il était arrivé, pour cause de non validation par l'Arjel. C'était, de tête, il y a deux ans...
Vous avez encore un doute ? Alors voici la réponse du club. Elle est claire, nette, précise.
"Les images de maillot que l'on peut voir circuler en ce moment sur internet sont fausses et ne correspondent pas à la réalité d'un maillot qui sera présenté prochainement. Seul les maillots publiés dans les médias officiels du club, ou présentés de manière officielle à la presse, seront officiels."
Ces maillots sont donc bidons. Et je suis bien content de n'avoir pas cédé à la tentation de les retweeter quand je les ai vu passer. Il est vrai que le fait de retweeter le compte fake de Yanga-Mbiwa m'avait servi de leçon... sur Twitter, comme dans la vraie vie et dans les vrais médias, pas de précipitation, pas de jugement hâtifs, malgré l'accélération de l'info, tenter, toujours, de prendre le temps. Pas évident.

mardi 1 mai 2012

Non, la Mosson n'affiche pas complet.

Il y a des infos, comme celle-là, dont on ne sait d'où elles sortent.
Pour le match Montpellier/Evian, le stade de la Mosson afficherait complet. C'est ce qu'affirme Midi Libre sur son site internet.
Sauf que c'est faux. A 13h, ce mardi 1er mai, il reste 10 000 places en vente pour le match du soir. On est donc bien loin d'un stade qui affiche complet, et sur 29 500 places disponibles (la capacité réelle du stade, lire ici), on se dirige vers une affluence autour des 20 000.
Ce qui n'est pas si mal pour un stade excentré, désuet, et inaccessible (à ce propos, lire et relire ce papier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France).
D'autant qu'en ce 1er mai, les transports en commun ne fonctionnement pas à Montpellier. Pas de tram donc pour accéder à la Mosson. Et des parkings déjà saturés habituellement. De quoi freiner les ardeurs de ceux qui auraient voulu venir voir le match.
Le plus drôle dans l'histoire, à condition d'avoir un peu d'humour noir, c'est que Montpellier Agglomération, propriétaire de l'enceinte et du tram, n'a de cesse, par la voix de son président, Jean-Pierre Mourre, de dire qu'il n'y a aucun problème, que tout va bien, que les gens n'ont cas changer leurs comportements et se rendre au stade en tramway !
Bon, en même temps, il est vrai que Montpellier Agglomération affirme aussi que le stade est aux normes Ligue des Champions (pour laquelle le club est qualifié) alors que ce n'est pas le cas (à ce propos, écouter et réécouter ce papier sur RTL, toujours d'actualité !).
Parfois, on se dit qu'il vaut mieux en rire... et puis surtout, moi, j'ai ma carte de parking !
Ah si, un dernier truc quand même. Pas de tram, mais du covoiturage mis en place via le club, alors profitez-en.




samedi 21 avril 2012

Le tweet dont Twitter ne veut pas.

Apparemment, Twitter n'a pas le même humour que moi...
En référence au match Montpellier/Valenciennes que je commente ce soir pour RTL (rdv dès 18h45 !) et au fait que nous soyons à la veille du 1er tour de l'élection présidentielle avec les contraintes médiatiques inhérentes à cette situation, dans la droite ligne des #analysepoliticosportive, je tente en vain depuis ce matin de passer le tweet suivant depuis mon compte @dimitrimoulins :
"M. le gendarme du net, si je parle ce soir de gauche, de droite, de débordements et de tirs, ne t'en fais pas, ce n'est que du foot."
Et voilà, impossible.
Pourtant, j'ai tenté différentes méthodes, via mon Blackberry et l'application Twitter associée, via le site Twitter et via HootSuite. J'ai connecté, déconnecté, reconnecté, redéconnecté, pour rien.
A chaque fois, la même chose : le tweet est annoncé comme "envoyé" et il n'apparaît pas dans les tweets. C'est comme s'il n'avait jamais existé, comme si je n'avais rien envoyé.
Pourtant, j'ai effectué des modifications ("football" au lieu de "foot", retrait du "." à la fin, ajout d'un "!", etc...) pour voir si jamais... Et pourtant, j'ai réussi à envoyer d'autres tweets, avant, après, en même temps, et là, pas le moindre problème.
Alors voilà, je n'en tire aucune conclusion, si ce n'est que Twitter n'a pas le même humour que moi.
Et puis, qui sait, peut-être que ce tweet fantôme réapparaîtra dans quelques secondes, quelques minutes, quelques heures, ou quelques jours.


mardi 10 avril 2012

Un attaquant Brésilien à Montpellier ?

Né à Valinhos, il y a 22 ans, il mesure 1m85 et pèse 83kg.
Il a joué à Guarani, Juventude et Gremio, et été sélectionné en équipe du Brésil des U17.
Il est, entre autres, fan de Lionel Messi et de Didier Drogba, qui sont tout de même de sacrés références.
Il parle portugais (évidemment), anglais, allemand, espagnol et italien. Même s'il ne l'indique pas, le français ne doit pas lui poser beaucoup de problèmes...
Vous n'avez jamais entendu parlé de lui, et pourtant, il a sa page facebook. 
Et même des fans (enfin 19 pour l'instant...) sur le réseau social ! La preuve :
Oups, mais il y a comme un problème, il porte déjà le maillot de Montpellier !
Et il joue déjà à Montpellier, c'est marqué là :
Désolé, vous l'aurez compris, s'il n'y a pas d'attaquant Brésilien à Montpellier, il y a apparemment un Brésilien qui se fait passer pour un attaquant de Montpellier.
Dommage, il avait un look parfait...
Bon, je me doute que maintenant, vous voulez savoir comme j'en suis arrivé à ce profil... alors je vous raconte.
Ce matin, j'ai reçu un mail. Un peu bizarre, sans doute traduit avec l'un de ces logiciels de traduction automatique que j'aurais sûrement utilisé moi aussi si j'avais dû écrire, à l'inverse, en portugais. Un mail venu du Brésil ! Et qui m'était personnellement adressé. Le voici :
Alors, forcément, je me suis interrogé. Que me veut ce monsieur qui me dit qu'il a besoin d'un professionnel sérieux pour lui répondre...! Et puis, j'ai interrogé le MHSC, pour savoir si cet illustre inconnu (Gabriel Fernandez Hinkel) avait un jour ou l'autre porté le maillot montpelliérain. On ne sait jamais, il y a des choses qui peuvent échapper à tout le monde. Réponse négative. "Un faux CV", m'a-t-on suggéré. Et c'est là que je suis parti faire un petit tour sur facebook. Pour découvrir qu'effectivement... Enfin bon, la suite, vous la connaissez, vu que j'ai commencé ce billet par la fin !
Reste un mystère... Ce joueur existe-t-il vraiment ? Est-ce vraiment une référence de dire que l'on évolue à Montpellier quand on est au Brésil ? Et tutti quanti.

mercredi 4 avril 2012

Giroud : 60 millions, qui dit mieux ?

Et voilà, il fallait bien que cela ressorte !
Bon, évidemment, si cela n'était pas un peu amplifié, cela n'aurait aucun intérêt.
Donc voilà, Olivier Giroud vaut désormais 60 millions d'euros.
Mais oui, bien sûr.
Le Daily Mail s'est lancé le premier, ce matin, pour reprendre cette info bidon et relancer l'affaire : "Arsenal line up move for Montpellier's £50m-rated France forward Giroud".
Et d'autres se sont précipités pour suivre. Comme Chronofoot, qui rate au passage la conversion de devise : "Arsenal : 55 millions d'euros pour Olivier Giroud ?".
Alors, pour rappel, juste histoire de se souvenir d'où vient cette somme fantaisiste, vous retrouverez ci-dessous ces quelques mots qui datent déjà de fin décembre.

Jeudi 22 décembre.

Tout commence avec ces quelques mots de Louis Nicollin, répondant à mes questions lors d’une interview.
Newcastle, il ne va pas aller dans ce club de merde, Newcastle, enfin, soyons gentil, à la rigueur, Arsenal, je le concevrais, mais je ne sais pas si Arsène Wenger le veut, il a Van Persie, c’est pas mal quand même, mais on verra, ce n’est pas un problème.
A la fin de la saison ?
Ah oui, à moins qu’on m’en fasse un gros paquet cadeau au mercato, qu’on m’en donne 50 ou 60 briques, il part de suite, parce que les sous, il faut les prendre quand on peut les prendre. »
A 10 millions, il ne part pas ?
Ah non,  Il est sous contrat encore deux ans après, il ne faut pas l’oublier.
La suite, la voilà.

Mardi 27 décembre.

Footmercato titre « LOUIS NICOLLIN FIXE LE PRIX D’OLIVIER GIROUD ». S’il ne s’agissait que d’un teasing, pourquoi pas… il faut bien attirer le lecteur. Mais non, dans le papier, la même analyse revient. Fausse. Et déformée. Et, par ailleurs, Nicollin n’a jamais parlé de livrer Giroud emballé, c’est le contraire.

Sportune, qui se veut la référence en matière de foot business, enchaîne avec « Nicollin livre Giroud emballé pour 60 M€ ». Contresens, on l’a déjà dit, sur qui emballe qui dans un paquet cadeau. Mais, comme cela ne suffit pas, deux erreurs suivent : parler d’une clause libératoire de 50 millions alors qu’elle est de 10 millions et que ce type de clause ne se fixe pas comme ça sur un coup de tête d’un président de club, annoncer un budget de 33 millions d’euros pour Montpellier cette saison alors qu’il est de 40 millions.

Direct8 Sport a pour sa part un petit problème de radio. En trois lettres, première radio de France, cela donne RTL. Et pas RMC… merci !
  
Mercredi 28 décembre.

L’Equipe se réveille. Et ajoute une nouvelle erreur à la liste déjà longue. En se mettant à parler de « la fin de la saison » alors que ma question portait sur le mercato d’hiver… Dommage !

Nos amis anglais, après s’être un peu énervé sur les propos considérés comme désobligeants à propos de Newcastle, s’y mettent à leur tour, titrant « Arsenal a realistic option for €50m striker target » avec une précision dans le texte « Montpellier owner Louis Nicollin admits the striker could join Arsenal. ». Euh, non, il n’a pas dit ça non plus… mais ce n’est pas grave !
http://www.givemefootball.com/premier-league/arsenal-a-realistic-option-for-50m-striker-target?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

Et comme ce ne serait pas assez drôle si cela s’arrêtait là… on continue ! L’intérêt des blogs ou des sites de supporters, c’est aussi de colporter les rumeurs. Et de ne pas faire les choses à moitié, comme sur Gunnersphere : « Nicollin confirms Arsenal interest in £42M striker »

Quand le Mirror s’y met, cela donne : « Arsenal told : We want £40m for Giroud »

NB. Je remercie par avance le MHSC de penser à ma commission (je me contente de 1% !) si Giroud part à 50 millions d’euros.




lundi 26 mars 2012

Si, si, Louis Nicollin a changé !


La semaine dernière, Louis Nicollin, le président du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club), leader de la Ligue 1 de football, a poussé un coup de gueule. Un gros coup de gueule comme il en pousse une à deux fois par an depuis la remontée en L1, comme il en poussait une ou deux fois par mois quand le club était en L2. Car depuis quelques temps, Loulou s’est calmé. Ou, du moins, a changé.
Je sais, en soi, là, comme ça, on ne dirait pas. Pour ceux qui ont loupé un épisode, je vous invite à aller écouter sur RTL.fr, car je ne vais pas vous scripter l’interview, ce n’est pas l’objet de ce billet… Entre le « pipes », le « cul », le « couilles » et le « crèpes »,  je reconnais que cela peut paraître difficile à imaginer. Et pourtant, il y a un vrai changement. Sur les cinq minutes que dure l’interview, pas une seule fois Louis Nicollin ne se laisse aller à un « tarlouze », « tafiole », « tapette » ou « pédé ».
Or, souvenez-vous il y a quelques temps, Louis Nicollin dérapait à propos de Pedretti, c’était en novembre 2009. Ces insultes à caractère homophobe faisaient partie du vocabulaire presque courant du président Montpelliérain. Quelques mois plus tard, Montpellier était le 5e club de Ligue 1 à signer la Chartecontre l’homophobie du PFG (Paris Foot Gay) et s’engageait aux côtés du PFG (cf le rapport d’activité du PFG). A noter qu’aujourd’hui, seuls huit clubs de L1 (si mes sources sont bonnes) ont signé cette charte… Un clip (Carton rouge à l’homophobie) était ensuite tourné avec Loulou en guest-star, puis diffusé au stade de la Mosson.
J’entends déjà ceux qui diront que je cautionne, que je tolère, que je justifie, que jenesaisquoi…
Non, je ne fais que relever un changement majeur dans un comportement, dans le vocabulaire utilisé par Louis Nicollin. Cela méritait, au moins, je pense, d’être signalé.
NB. Je laisse les commentaires de ce billet ouverts, en espérant ne pas avoir à les fermer ou à les modérer...

vendredi 9 mars 2012

Belhanda de retour : euh, non.

Bien sûr, il est toujours possible de prendre ses rêves pour des réalités. 
Bien sûr, il est toujours compliqué d'interpréter les propos de René Girard (entraîneur de Montpellier).
Bien sûr, il est toujours plus simple de tirer des conclusions hâtives d'une simple liste de joueurs retenus pour un match.
Bien sûr, enfin, il est toujours possible de se tromper.
Reprenons dans l'ordre.
Imaginer le retour de Younès Belhanda contre Caen alors qu'il s'est contenté, toute la semaine, de courir, est un rêve.
Comprendre que Belhanda est prêt à jouer quand René Girard dit qu'il ne sait pas, qu'il verra, et qu'il ne prendra pas de risque, est une mauvaise interprétation.
Croire que parce que Belhanda est dans la liste des 21 joueurs retenus alors il sera sur la feuille de match dimanche soir, feuille de match qui ne contient que 18 noms, est une conclusion hâtive.
Mais comme il est toujours possible de se tromper (il n'y a qu'à retrouver ma compo probable pour le match face à Dijon pour en avoir la certitude...!), annoncer son retour contre Caen, est une erreur.
Bien sûr, comme le PSG veut acheter Belhanda, ses faits et gestes deviennent nécessairement palpitants, passionnants, et sont scrutés avec grande attention. Si vous voulez, demain (samedi) matin, je vous propose un live tweet sur Belhanda : son arrivée en voiture, son entrée au domaine de Grammont, son entrée dans le vestiaire, sa sortie du vestiaire, ... Non, je blague.

dimanche 4 mars 2012

Le Stade de la Mosson n'est pas aux normes UEFA pour la Ligue des Champions

Voilà, c'est comme ça. Je n'y suis pour rien, et surtout, je n'y peux rien. 
Le Stade de la Mosson n'est pas aux normes édictées par l'UEFA pour accueillir des matchs de Ligue des Champions.
Vous avez pu entendre mon reportage pour RTL et comprendre pourquoi.
J'ai voulu ajouter ici les éléments sur lesquels je me base et qui étayent mon argumentation.
Voici donc les liens vers le Réglement de l'UEFA Champions League et vers le Réglement de l'UEFA sur l'infrastructure des stades, deux "cahiers des charges" libres d'accès sur le site internet de l'UEFA.
Bien sûr, il est plus facile d'affirmer que le stade est aux normes en espérant une éventuelle dérogation de l'UEFA, comme celle obtenue il y a deux ans lorsque Montpellier s'était qualifié pour la Ligue Europe. Depuis, l'éclairage a été refait, il est aujourd'hui aux normes, et les sièges sont en train d'être changés pour respecter les demandes de l'UEFA. Sauf que cela risque bien de ne pas être suffisant cette fois.
Alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas engager des travaux dès maintenant ? Tout simplement parce que Montpellier Agglomération, propriétaire du stade, a lancé un grand projet de rénovation du Stade de la Mosson, d'un montant affiché de 50 millions d'euros HT. Avec un début des travaux prévu fin 2013, à condition, évidemment, que les études préliminaires, qui dureront une année, confirment ce qui a été imaginé. En attendant, eh bien, rien. Sauf si lors de ses premières visites, l'UEFA relève des points à modifier.





vendredi 2 mars 2012

« Montpellier, ils vont être champion de France ! » Fabien Galthié, entraîneur du Montpellier Hérault Rugby


Fabien Galthié est fan. Fan de Montpellier, leader du championnat de France de Ligue 1 de football.
Vous avez pu l’entendre sur RTL ce matin (et vous pouvez le réécouter ici : Toute une ville derrière l'équipe de Montpellier), l’entraîneur du Montpellier Hérault Rugby ne tarit pas d’éloges sur les footballeurs.

« Ils vont être champion de France ! », lâche l’intéressé alors qu’il aborde le point presse consacré au rugby et au match de ce soir à Toulon. Mais il ne s’arrête pas là. Plusieurs minutes durant, Galthié se livre, le sourire aux lèvres, avec un véritable enthousiasme. Extraits.

« Je suis impressionné. Je suis bluffé par ce qu’ils font. Je les ai vu jouer contre le PSG, ce sont les meilleurs. Ils sont un niveau au-dessus du PSG sur ce match. Ils font 2-2, mais ils doivent gagner 3-1. Ils sont meilleurs, mais vraiment meilleurs, je suis bluffé. Derrière, Bordeaux, invaincu, bam, à la trappe. Je me suis régalé de les voir jouer. »

« Cela ressemble un peu à ce qu’on a fait l’an dernier, avec un petit budget, sauf que l’an dernier, nous, on n’a pas été champions, eux, ils peuvent l’être. Petit budget, des mecs inconnus, ou qui arrivent avec une autre histoire, qui se moulent dans le truc. C’est magnifique ce qu’ils font. C’est peut-être jeune, mais c’est solidaire. Il faut qu’ils restent comme ils sont. Ils sont devant, il faut qu’ils jouent comme ils jouent, je suis épaté. »

« Je pense que la gestion de la famille Nicollin est intelligente, plein de d’humilité, jamais ils ne s’enflamment. Je suis content pour eux car j’adore la famille Nicollin. »

« C’est le pays du ballon ici, l’histoire est plus ballon que rugby, puisqu’ils appellent ça le ballon ici. »

samedi 11 février 2012

La légende de la voiture de Cabella


Alors comme cela, la voiture de Rémy Cabella (millieu de terrain de Montpellier) est peinte en bleu et orange, les couleurs du club, du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club, qui évolue en Ligue 1 de football).
C’est ce que j’ai lu et entendu, quasiment partout, depuis un mois (je l’ai encore lu hier…). Avec la petite anecdote pour valider l’information : Louis Nicollin, le président du club, a remboursé le montant de la facture.
Manque de chance, la voiture de Cabella, je la vois à chaque fois que je vais au centre d’entraînement de Grammont. Et je cherche toujours le bleu. Peut-être y sera-t-il un jour ?
En tout cas, pour l’instant, la voiture de Cabella est peinte en orange, juste en orange, rien qu’en orange, n’en déplaise à mes confrères qui colportent toujours et encore la légende de cette voiture peinte auX couleurS du club.
En voyant les captures d’images réalisées ci-dessous (et issues d’un tournage pour Infosport+), vous pourrez juger de l’absence de bleu, et de la présence, certaine celle-là, d’orange ! Et au fait, pourquoi orange ? « Parce que j’aime le orange », m’a dit Cabella. Tout simplement.



mardi 17 janvier 2012

Mosson : quelle capacité ?


Le stade de la Mosson, où évolue le Montpellier Hérault Sport Club en Ligue 1 de football, va être rénové. Ce n’est pas un scoop, cela a été annoncé avant les vacances de Noël. Et c’est, à mon avis, une erreur, plus liée à des considérations politiques que sportives. J’y reviendrai un peu plus tard, d’ici la fin de la semaine. Car avant de s’interroger sur l’intérêt ou non d’une rénovation ou de la construction d’un nouveau stade, il faut savoir de quoi l’on parle. Et déjà, là, il y a de quoi s’amuser un peu.
C’est étonnant comme un stade peut voir sa capacité varier selon les interlocuteurs. Pourtant, en principe, un stade est un vase clos, avec des sièges, et voilà. Il suffirait donc de compter les sièges pour connaître la capacité. C’est apparemment plus compliqué que cela. Et je vous préviens tout de suite, je ne me propose pas pour compter les sièges un par un dans le stade !

35 500 places
Commençons par les sources officielles. A en croire le site de Montpellier Agglomération, propriétaire du stade, qui doit normalement savoir avec précision de quoi elle est propriétaire, ce sont 35 500 places qui sont disponibles à la Mosson : http://www.montpellier-agglo.com/vivre/sports/equipements-sportifs-et-de-loisirs/stade-de-la-mosson-mondial-98-2060.khtml. La mairie, bien sympathique, confirme : http://www.montpellier.fr/1066-stade-de-la-mosson-mondial-98-.htm#par3170.

33 500 places
Et pourtant, ces derniers jours, un nouveau chiffre est apparu : 33 500.
Forcément, tout le monde reprend sans se poser de question : http://v6.lequipe.fr/Football/Actualites/Renovation-du-stade-d-ici-2016/256424, http://news.maxifoot.fr/info-151659_120116/football.php. Et en ajoutant une jolie bourde au passage pour certains (Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, n’est pas le maire de Montpellier, c’est Hélène Mandroux, qui appréciera…) : http://www.chronofoot.com/ligue-1/montpellier-la-mosson-fait-peau-neuve_art24784.html, http://www.sport.fr/football/ligue-1-montpellier-le-stade-renove-d-ici-2016-247745.shtm.

32 950 places
Voyons maintenant ce qu’en disent les instances sportives, la LFP, organisatrice de la compétition Ligue 1. Et hop, voici venu encore un autre chiffre, qui a le mérite de la précision : 32 950. http://www.lfp.fr/club/montpellier-herault-sc (en cliquant sur « stade »). Ce qui vaut par ailleurs à Montpellier un taux de remplissage d’à peine 49,1 % (http://www.lfp.fr/ligue1/affluences/remplissage) avec une moyenne de 16 174 spectateurs depuis le début de la saison.

32 900 places
Sur son site internet, le club de Montpellier propose un chiffre (32 900) qui ressemble au précédent : http://www.mhscfoot.com/le-club/le-stade. Mais qui n’est toujours pas le bon.

29 500 places
En réalité, il faut prendre en compte le nombre de places qui peuvent réellement être mises à la vente un soir de match de Ligue 1 dans des conditions de sécurité (dictées par la LFP) et de visibilité optimale (car impossible de vendre une place où l’on ne voit pas toute la pelouse). Et là, ce sont 29 500 spectateurs au maximum qui peuvent prendre place à la Mosson. 
Mon affirmation ne suffit pas ? D’accord. Regardons alors les chiffres (source LFP) de deux matchs s’étant disputés à guichets fermés lors de la saison 2009/2010 (cela ne s’est pas reproduit depuis) : 29 312 spectateurs pour Montpellier/PSG, 29 051 spectateurs pour Montpellier/Lyon.
Alors voilà, tout le monde parle du même stade, mais chacun y voit le stade qui l’arrange. Avec un objectif, conscient ou inconscient, d’avoir un argument majeur s’opposant à l’idée de la construction d’une nouvelle enceinte. Edifier un nouveau stade de 35 000 places coûte beaucoup trop cher. Et un stade de 25 000 places ? Beaucoup moins… Or, cette saison, comme la saison dernière, il n’y a qu’un match à avoir attiré plus de 25 000 personnes à la Mosson, Montpellier/Marseille, avec 26 241 spectateurs cette année, 25 119 la saison dernière.

mardi 10 janvier 2012

Free, pas tout compris !


On l'aura compris, la nouvelle offre Free mobile est sans engagement. Et sans téléphone, aussi.
Sauf à l'acheter de façon séparée. Elle est aussi à moitié prix de la concurrence. Et permet d’acquérir le sacro-saint iPhone 4S à 1€ ! Le rêve. Enfin, en apparence, car la réalité est toute autre. L’iPhone coûte plus cher chez Free que chez Apple, à défaut d’être sans engagement l’achat d’un téléphone vous engage pour 24 mois, et surtout, finalement, Free n’est pas deux fois moins cher que la concurrence. Explications.
L’IPHONE PLUS CHER QUE CHEZ APPLE
Puisque l'exemple de l'iPhone a été pris lors de la conférence de presse de ce matin, reprenons-le.
Sur son site internet, Apple vend l'iPhone 4S sans carte sim, donc désimlocké et sans abonnement ni engagement au tarif de 629€ pour le 16Go, 739€ le 32Go, 849€ le 64Go.
Dans le communiqué de presse de Free mobile annonçant la disponibilité du même iPhone pour le 27 janvier, les tarifs sont plus compliqués. Car, en faisant semblant de simplifier, l'offre propose finalement un achat à crédit dudit appareil. L'iPhone 4S 16Go revient à 91€ de plus (720€) que sur le site d'Apple, le 32Go à 101€ de plus (840€) et le 64Go à 133€ de plus (982€).
UNE DUREE D’ENGAGEMENT DE 24 MOIS
Le forfait est sans engagement. C’est la base. Sauf qu’en achetant un téléphone à crédit sur 24 mois minimum (contre 12 annoncés lors de la conférence de presse…) et 36 mois maximum, vous vous engagez, évidemment, à rembourser ledit crédit sur la durée indiquée. En ne couplant pas le téléphone à l’abonnement, Free réussit à créer une durée d’engagement (celle du crédit, pas de l’engagement sur le forfait, on est d’accord) supérieure à celle autorisée pour ses concurrents (limités à 24 mois).
PLUS CHER QUE MOITIE PRIX QUE LA CONCURRENCE
En retournant sur le site comparateur présenté lors de la conférence de presse, et en ajoutant le téléphone à l’abonnement, sur 24 mois, Free n’est plus que 36% moins cher que Sosh (Orange). Ce ne sont pas les 50% annoncés. Effectivement, en changeant les critères de comparaison habituels, il est plus facile de réussir sa démonstration.
QUELLES GARANTIES ET ASSURANCES ?
Enfin, ultime question, sans réponse pour le moment. Si j’achète cet iPhone 4S sur 36 mois, combien de temps est-il garanti ?

jeudi 5 janvier 2012

Ni recrues ni de départs à Montpellier

Durant le mercato, il n'y aura ni recrues ni départs. A Marbella (Espagne), où je me trouve actuellement pour suivre le stage de reprise de Montpellier (L1), l'info s'est confirmée, le MHSC conserve son effectif actuel. Et perd, il est vrai, durant la Coupe d'Afrique des Nations, quatre joueurs. Ainsi, Belhanda et El Kaoutari sont avec le Maroc, Camara avec le Sénégal, Saïhi avec la Tunisie. Place donc aux jeunes du centre de formation (qui représentent plus de la moitié de l'effectif du club).
Mais alors, tous ces noms cités ? Du vent ? Non, de la rumeur, basique, classique, habituelle. Liée, au choix, à des agents qui font monter les enchères, à des joueurs qui aimeraient rejoindre le 2e du championnat, ou à des fantasmes de journalistes (oui, cela arrive aussi)... et parfois, quand même, à des joueurs réellement supervisés. Sauf que supervisé ne veut pas dire visé. Je voulais noter les noms au fur et à mesure pour faire un bilan à la fin du mois de janvier, j'ai oublié. Dommage, cela aurait été drôle, comme à chaque fois.
Dans le même temps, affirmer, comme je le fais, qu'il n'y aura ni recrues ni départs à Montpellier durant ce mercato 2012, c'est aussi prendre des risques. Oui, Louis Nicollin, le président, a dit au staff et aux joueurs que l'effectif resterait tel quel. Oui, Bruno Carotti, le directeur sportif, me l'a confirmé, ici, à Marbella. Tout comme René Girard, l'entraîneur. Cependant, tant qu'un mercato n'est pas fini, affirmer, c'est prendre des risques. Le football est un jeu de mouvement permanent. Sur le terrain, et en coulisses.
Ah oui, je ne voudrais pas apparaître comme un donneur de leçons. Il y a quelques jours à peine, sur mon twitter (dimitrimoulins), j'affirmais quelque chose dans le genre : "Montpellier : une arrivée imminente, un départ très prochainement". Je m'étais donc trompé. Pourtant, le départ, je l'avais entendu dans la bouche même du président Nicollin. Et l'arrivée me semblait acquise de sources que je ne vais pas dévoiler par ici.
J'aurais aussi bien pu me taire, ne rien dire, ce jour-là. Mais voilà, je me suis fait prendre au jeu, moi aussi, forcément. Car le mercato, et ses rumeurs, c'est un jeu. Rarement dangereux. Souvent amusant. Parfois gagnant.
NB. En tout cas, pour loger dans l'hôtel des joueurs montpelliérains, je peux vous assurer qu'aucun agent ne traîne dans les parages comme cela peut être le cas dans certains clubs...

jeudi 29 décembre 2011

Le buzz Nicollin/Giroud


Jeudi 22 décembre.

Tout commence avec ces quelques mots de Louis Nicollin, répondant à mes questions lors d’une interview.
Newcastle, il ne va pas aller dans ce club de merde, Newcastle, enfin, soyons gentil, à la rigueur, Arsenal, je le concevrais, mais je ne sais pas si Arsène Wenger le veut, il a Van Persie, c’est pas mal quand même, mais on verra, ce n’est pas un problème.
A la fin de la saison ?
Ah oui, à moins qu’on m’en fasse un gros paquet cadeau au mercato, qu’on m’en donne 50 ou 60 briques, il part de suite, parce que les sous, il faut les prendre quand on peut les prendre. »
A 10 millions, il ne part pas ?
Ah non,  Il est sous contrat encore deux ans après, il ne faut pas l’oublier.
La suite, la voilà.

Mardi 27 décembre.

Footmercato titre « LOUIS NICOLLIN FIXE LE PRIX D’OLIVIER GIROUD ». S’il ne s’agissait que d’un teasing, pourquoi pas… il faut bien attirer le lecteur. Mais non, dans le papier, la même analyse revient. Fausse. Et déformée. Et, par ailleurs, Nicollin n’a jamais parlé de livrer Giroud emballé, c’est le contraire.

Sportune, qui se veut la référence en matière de foot business, enchaîne avec « Nicollin livre Giroud emballé pour 60 M€ ». Contresens, on l’a déjà dit, sur qui emballe qui dans un paquet cadeau. Mais, comme cela ne suffit pas, deux erreurs suivent : parler d’une clause libératoire de 50 millions alors qu’elle est de 10 millions et que ce type de clause ne se fixe pas comme ça sur un coup de tête d’un président de club, annoncer un budget de 33 millions d’euros pour Montpellier cette saison alors qu’il est de 40 millions.

Direct8 Sport a pour sa part un petit problème de radio. En trois lettres, première radio de France, cela donne RTL. Et pas RMC… merci !
  
Mercredi 28 décembre.

L’Equipe se réveille. Et ajoute une nouvelle erreur à la liste déjà longue. En se mettant à parler de « la fin de la saison » alors que ma question portait sur le mercato d’hiver… Dommage !

Nos amis anglais, après s’être un peu énervé sur les propos considérés comme désobligeants à propos de Newcastle, s’y mettent à leur tour, titrant « Arsenal a realistic option for €50m striker target » avec une précision dans le texte « Montpellier owner Louis Nicollin admits the striker could join Arsenal. ». Euh, non, il n’a pas dit ça non plus… mais ce n’est pas grave !
http://www.givemefootball.com/premier-league/arsenal-a-realistic-option-for-50m-striker-target?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

Et comme ce ne serait pas assez drôle si cela s’arrêtait là… on continue ! L’intérêt des blogs ou des sites de supporters, c’est aussi de colporter les rumeurs. Et de ne pas faire les choses à moitié, comme sur Gunnersphere : « Nicollin confirms Arsenal interest in £42M striker »

Quand le Mirror s’y met, cela donne : « Arsenal told : We want £40m for Giroud »

Voilà, la suite demain sans doute.

NB. Je remercie par avance le MHSC de penser à ma commission (je me contente de 1% !) si Giroud part à 50 millions d’euros.