lundi 26 mars 2012

Si, si, Louis Nicollin a changé !


La semaine dernière, Louis Nicollin, le président du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club), leader de la Ligue 1 de football, a poussé un coup de gueule. Un gros coup de gueule comme il en pousse une à deux fois par an depuis la remontée en L1, comme il en poussait une ou deux fois par mois quand le club était en L2. Car depuis quelques temps, Loulou s’est calmé. Ou, du moins, a changé.
Je sais, en soi, là, comme ça, on ne dirait pas. Pour ceux qui ont loupé un épisode, je vous invite à aller écouter sur RTL.fr, car je ne vais pas vous scripter l’interview, ce n’est pas l’objet de ce billet… Entre le « pipes », le « cul », le « couilles » et le « crèpes »,  je reconnais que cela peut paraître difficile à imaginer. Et pourtant, il y a un vrai changement. Sur les cinq minutes que dure l’interview, pas une seule fois Louis Nicollin ne se laisse aller à un « tarlouze », « tafiole », « tapette » ou « pédé ».
Or, souvenez-vous il y a quelques temps, Louis Nicollin dérapait à propos de Pedretti, c’était en novembre 2009. Ces insultes à caractère homophobe faisaient partie du vocabulaire presque courant du président Montpelliérain. Quelques mois plus tard, Montpellier était le 5e club de Ligue 1 à signer la Chartecontre l’homophobie du PFG (Paris Foot Gay) et s’engageait aux côtés du PFG (cf le rapport d’activité du PFG). A noter qu’aujourd’hui, seuls huit clubs de L1 (si mes sources sont bonnes) ont signé cette charte… Un clip (Carton rouge à l’homophobie) était ensuite tourné avec Loulou en guest-star, puis diffusé au stade de la Mosson.
J’entends déjà ceux qui diront que je cautionne, que je tolère, que je justifie, que jenesaisquoi…
Non, je ne fais que relever un changement majeur dans un comportement, dans le vocabulaire utilisé par Louis Nicollin. Cela méritait, au moins, je pense, d’être signalé.
NB. Je laisse les commentaires de ce billet ouverts, en espérant ne pas avoir à les fermer ou à les modérer...

vendredi 9 mars 2012

Belhanda de retour : euh, non.

Bien sûr, il est toujours possible de prendre ses rêves pour des réalités. 
Bien sûr, il est toujours compliqué d'interpréter les propos de René Girard (entraîneur de Montpellier).
Bien sûr, il est toujours plus simple de tirer des conclusions hâtives d'une simple liste de joueurs retenus pour un match.
Bien sûr, enfin, il est toujours possible de se tromper.
Reprenons dans l'ordre.
Imaginer le retour de Younès Belhanda contre Caen alors qu'il s'est contenté, toute la semaine, de courir, est un rêve.
Comprendre que Belhanda est prêt à jouer quand René Girard dit qu'il ne sait pas, qu'il verra, et qu'il ne prendra pas de risque, est une mauvaise interprétation.
Croire que parce que Belhanda est dans la liste des 21 joueurs retenus alors il sera sur la feuille de match dimanche soir, feuille de match qui ne contient que 18 noms, est une conclusion hâtive.
Mais comme il est toujours possible de se tromper (il n'y a qu'à retrouver ma compo probable pour le match face à Dijon pour en avoir la certitude...!), annoncer son retour contre Caen, est une erreur.
Bien sûr, comme le PSG veut acheter Belhanda, ses faits et gestes deviennent nécessairement palpitants, passionnants, et sont scrutés avec grande attention. Si vous voulez, demain (samedi) matin, je vous propose un live tweet sur Belhanda : son arrivée en voiture, son entrée au domaine de Grammont, son entrée dans le vestiaire, sa sortie du vestiaire, ... Non, je blague.

dimanche 4 mars 2012

Le Stade de la Mosson n'est pas aux normes UEFA pour la Ligue des Champions

Voilà, c'est comme ça. Je n'y suis pour rien, et surtout, je n'y peux rien. 
Le Stade de la Mosson n'est pas aux normes édictées par l'UEFA pour accueillir des matchs de Ligue des Champions.
Vous avez pu entendre mon reportage pour RTL et comprendre pourquoi.
J'ai voulu ajouter ici les éléments sur lesquels je me base et qui étayent mon argumentation.
Voici donc les liens vers le Réglement de l'UEFA Champions League et vers le Réglement de l'UEFA sur l'infrastructure des stades, deux "cahiers des charges" libres d'accès sur le site internet de l'UEFA.
Bien sûr, il est plus facile d'affirmer que le stade est aux normes en espérant une éventuelle dérogation de l'UEFA, comme celle obtenue il y a deux ans lorsque Montpellier s'était qualifié pour la Ligue Europe. Depuis, l'éclairage a été refait, il est aujourd'hui aux normes, et les sièges sont en train d'être changés pour respecter les demandes de l'UEFA. Sauf que cela risque bien de ne pas être suffisant cette fois.
Alors pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas engager des travaux dès maintenant ? Tout simplement parce que Montpellier Agglomération, propriétaire du stade, a lancé un grand projet de rénovation du Stade de la Mosson, d'un montant affiché de 50 millions d'euros HT. Avec un début des travaux prévu fin 2013, à condition, évidemment, que les études préliminaires, qui dureront une année, confirment ce qui a été imaginé. En attendant, eh bien, rien. Sauf si lors de ses premières visites, l'UEFA relève des points à modifier.





vendredi 2 mars 2012

« Montpellier, ils vont être champion de France ! » Fabien Galthié, entraîneur du Montpellier Hérault Rugby


Fabien Galthié est fan. Fan de Montpellier, leader du championnat de France de Ligue 1 de football.
Vous avez pu l’entendre sur RTL ce matin (et vous pouvez le réécouter ici : Toute une ville derrière l'équipe de Montpellier), l’entraîneur du Montpellier Hérault Rugby ne tarit pas d’éloges sur les footballeurs.

« Ils vont être champion de France ! », lâche l’intéressé alors qu’il aborde le point presse consacré au rugby et au match de ce soir à Toulon. Mais il ne s’arrête pas là. Plusieurs minutes durant, Galthié se livre, le sourire aux lèvres, avec un véritable enthousiasme. Extraits.

« Je suis impressionné. Je suis bluffé par ce qu’ils font. Je les ai vu jouer contre le PSG, ce sont les meilleurs. Ils sont un niveau au-dessus du PSG sur ce match. Ils font 2-2, mais ils doivent gagner 3-1. Ils sont meilleurs, mais vraiment meilleurs, je suis bluffé. Derrière, Bordeaux, invaincu, bam, à la trappe. Je me suis régalé de les voir jouer. »

« Cela ressemble un peu à ce qu’on a fait l’an dernier, avec un petit budget, sauf que l’an dernier, nous, on n’a pas été champions, eux, ils peuvent l’être. Petit budget, des mecs inconnus, ou qui arrivent avec une autre histoire, qui se moulent dans le truc. C’est magnifique ce qu’ils font. C’est peut-être jeune, mais c’est solidaire. Il faut qu’ils restent comme ils sont. Ils sont devant, il faut qu’ils jouent comme ils jouent, je suis épaté. »

« Je pense que la gestion de la famille Nicollin est intelligente, plein de d’humilité, jamais ils ne s’enflamment. Je suis content pour eux car j’adore la famille Nicollin. »

« C’est le pays du ballon ici, l’histoire est plus ballon que rugby, puisqu’ils appellent ça le ballon ici. »

samedi 11 février 2012

La légende de la voiture de Cabella


Alors comme cela, la voiture de Rémy Cabella (millieu de terrain de Montpellier) est peinte en bleu et orange, les couleurs du club, du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club, qui évolue en Ligue 1 de football).
C’est ce que j’ai lu et entendu, quasiment partout, depuis un mois (je l’ai encore lu hier…). Avec la petite anecdote pour valider l’information : Louis Nicollin, le président du club, a remboursé le montant de la facture.
Manque de chance, la voiture de Cabella, je la vois à chaque fois que je vais au centre d’entraînement de Grammont. Et je cherche toujours le bleu. Peut-être y sera-t-il un jour ?
En tout cas, pour l’instant, la voiture de Cabella est peinte en orange, juste en orange, rien qu’en orange, n’en déplaise à mes confrères qui colportent toujours et encore la légende de cette voiture peinte auX couleurS du club.
En voyant les captures d’images réalisées ci-dessous (et issues d’un tournage pour Infosport+), vous pourrez juger de l’absence de bleu, et de la présence, certaine celle-là, d’orange ! Et au fait, pourquoi orange ? « Parce que j’aime le orange », m’a dit Cabella. Tout simplement.



mardi 17 janvier 2012

Mosson : quelle capacité ?


Le stade de la Mosson, où évolue le Montpellier Hérault Sport Club en Ligue 1 de football, va être rénové. Ce n’est pas un scoop, cela a été annoncé avant les vacances de Noël. Et c’est, à mon avis, une erreur, plus liée à des considérations politiques que sportives. J’y reviendrai un peu plus tard, d’ici la fin de la semaine. Car avant de s’interroger sur l’intérêt ou non d’une rénovation ou de la construction d’un nouveau stade, il faut savoir de quoi l’on parle. Et déjà, là, il y a de quoi s’amuser un peu.
C’est étonnant comme un stade peut voir sa capacité varier selon les interlocuteurs. Pourtant, en principe, un stade est un vase clos, avec des sièges, et voilà. Il suffirait donc de compter les sièges pour connaître la capacité. C’est apparemment plus compliqué que cela. Et je vous préviens tout de suite, je ne me propose pas pour compter les sièges un par un dans le stade !

35 500 places
Commençons par les sources officielles. A en croire le site de Montpellier Agglomération, propriétaire du stade, qui doit normalement savoir avec précision de quoi elle est propriétaire, ce sont 35 500 places qui sont disponibles à la Mosson : http://www.montpellier-agglo.com/vivre/sports/equipements-sportifs-et-de-loisirs/stade-de-la-mosson-mondial-98-2060.khtml. La mairie, bien sympathique, confirme : http://www.montpellier.fr/1066-stade-de-la-mosson-mondial-98-.htm#par3170.

33 500 places
Et pourtant, ces derniers jours, un nouveau chiffre est apparu : 33 500.
Forcément, tout le monde reprend sans se poser de question : http://v6.lequipe.fr/Football/Actualites/Renovation-du-stade-d-ici-2016/256424, http://news.maxifoot.fr/info-151659_120116/football.php. Et en ajoutant une jolie bourde au passage pour certains (Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, n’est pas le maire de Montpellier, c’est Hélène Mandroux, qui appréciera…) : http://www.chronofoot.com/ligue-1/montpellier-la-mosson-fait-peau-neuve_art24784.html, http://www.sport.fr/football/ligue-1-montpellier-le-stade-renove-d-ici-2016-247745.shtm.

32 950 places
Voyons maintenant ce qu’en disent les instances sportives, la LFP, organisatrice de la compétition Ligue 1. Et hop, voici venu encore un autre chiffre, qui a le mérite de la précision : 32 950. http://www.lfp.fr/club/montpellier-herault-sc (en cliquant sur « stade »). Ce qui vaut par ailleurs à Montpellier un taux de remplissage d’à peine 49,1 % (http://www.lfp.fr/ligue1/affluences/remplissage) avec une moyenne de 16 174 spectateurs depuis le début de la saison.

32 900 places
Sur son site internet, le club de Montpellier propose un chiffre (32 900) qui ressemble au précédent : http://www.mhscfoot.com/le-club/le-stade. Mais qui n’est toujours pas le bon.

29 500 places
En réalité, il faut prendre en compte le nombre de places qui peuvent réellement être mises à la vente un soir de match de Ligue 1 dans des conditions de sécurité (dictées par la LFP) et de visibilité optimale (car impossible de vendre une place où l’on ne voit pas toute la pelouse). Et là, ce sont 29 500 spectateurs au maximum qui peuvent prendre place à la Mosson. 
Mon affirmation ne suffit pas ? D’accord. Regardons alors les chiffres (source LFP) de deux matchs s’étant disputés à guichets fermés lors de la saison 2009/2010 (cela ne s’est pas reproduit depuis) : 29 312 spectateurs pour Montpellier/PSG, 29 051 spectateurs pour Montpellier/Lyon.
Alors voilà, tout le monde parle du même stade, mais chacun y voit le stade qui l’arrange. Avec un objectif, conscient ou inconscient, d’avoir un argument majeur s’opposant à l’idée de la construction d’une nouvelle enceinte. Edifier un nouveau stade de 35 000 places coûte beaucoup trop cher. Et un stade de 25 000 places ? Beaucoup moins… Or, cette saison, comme la saison dernière, il n’y a qu’un match à avoir attiré plus de 25 000 personnes à la Mosson, Montpellier/Marseille, avec 26 241 spectateurs cette année, 25 119 la saison dernière.

mardi 10 janvier 2012

Free, pas tout compris !


On l'aura compris, la nouvelle offre Free mobile est sans engagement. Et sans téléphone, aussi.
Sauf à l'acheter de façon séparée. Elle est aussi à moitié prix de la concurrence. Et permet d’acquérir le sacro-saint iPhone 4S à 1€ ! Le rêve. Enfin, en apparence, car la réalité est toute autre. L’iPhone coûte plus cher chez Free que chez Apple, à défaut d’être sans engagement l’achat d’un téléphone vous engage pour 24 mois, et surtout, finalement, Free n’est pas deux fois moins cher que la concurrence. Explications.
L’IPHONE PLUS CHER QUE CHEZ APPLE
Puisque l'exemple de l'iPhone a été pris lors de la conférence de presse de ce matin, reprenons-le.
Sur son site internet, Apple vend l'iPhone 4S sans carte sim, donc désimlocké et sans abonnement ni engagement au tarif de 629€ pour le 16Go, 739€ le 32Go, 849€ le 64Go.
Dans le communiqué de presse de Free mobile annonçant la disponibilité du même iPhone pour le 27 janvier, les tarifs sont plus compliqués. Car, en faisant semblant de simplifier, l'offre propose finalement un achat à crédit dudit appareil. L'iPhone 4S 16Go revient à 91€ de plus (720€) que sur le site d'Apple, le 32Go à 101€ de plus (840€) et le 64Go à 133€ de plus (982€).
UNE DUREE D’ENGAGEMENT DE 24 MOIS
Le forfait est sans engagement. C’est la base. Sauf qu’en achetant un téléphone à crédit sur 24 mois minimum (contre 12 annoncés lors de la conférence de presse…) et 36 mois maximum, vous vous engagez, évidemment, à rembourser ledit crédit sur la durée indiquée. En ne couplant pas le téléphone à l’abonnement, Free réussit à créer une durée d’engagement (celle du crédit, pas de l’engagement sur le forfait, on est d’accord) supérieure à celle autorisée pour ses concurrents (limités à 24 mois).
PLUS CHER QUE MOITIE PRIX QUE LA CONCURRENCE
En retournant sur le site comparateur présenté lors de la conférence de presse, et en ajoutant le téléphone à l’abonnement, sur 24 mois, Free n’est plus que 36% moins cher que Sosh (Orange). Ce ne sont pas les 50% annoncés. Effectivement, en changeant les critères de comparaison habituels, il est plus facile de réussir sa démonstration.
QUELLES GARANTIES ET ASSURANCES ?
Enfin, ultime question, sans réponse pour le moment. Si j’achète cet iPhone 4S sur 36 mois, combien de temps est-il garanti ?